Examen de la maturité : Tout savoir sur le déroulement et les épreuves
Si historiquement la maturité s’obtient au gymnase (ou lycée cantonal), de nombreux candidat-e-s choisissent aujourd’hui la voie libre. Ce cursus représente un défi intellectuel qui évalue votre niveau de connaissances. En effet, l’examen suisse de maturité permet d’accéder directement aux universités et écoles polytechniques, mais aussi aux hautes écoles pédagogiques ou aux hautes écoles spécialisées (HES). Toute l’organisation relève de la responsabilité de la commission suisse de maturité, sous la supervision du secrétariat d’état à la formation. Voici le mode d’emploi pour obtenir la maturité proposé en Suisse.
Inscription, admission et conditions préalables
Pour l’admission, le secrétariat d’état (le SEFRI) impose d’être dans l’année de ses 18 ans. Contrairement à une école de maturité classique ou à la maturité cantonale gérée par les cantons (comme le canton de vaud ou le canton de genève), cet examen fédéral s’adresse à des profils variés.
Il est ouvert aux candidats libres, à ceux scolarisés en école privée, mais aussi aux titulaires d’un certificat fédéral de capacité (CFC) ou d’une maturité professionnelle et maturité spécialisée qui ne souhaitent pas passer par l’examen complémentaire passerelle. Sachez que les examens de maturité fédérale sont organisés deux fois par an, répartis dans les trois régions linguistiques du pays.
Organisation des sessions : le choix des deux partiels
Plutôt que de passer l’examen complet d’une seule traite, la majorité des étudiants choisissent de diviser leur effort en deux partiels (souvent séparés de plusieurs mois). Le secrétariat de la commission suisse de maturité (CSM) encadre rigoureusement ces deux étapes.
1- La première session (Les bases et les sciences)
Cette étape évalue des disciplines fondamentales nécessitant une forte capacité de mémorisation. Elle comprend :
- Les sciences expérimentales : Biologie, Chimie, Physique.
- Les sciences humaines : Histoire, Géographie.
- Les arts visuels ou la musique.
2- La deuxième session (Le tronc commun)
Cette session finale inclut la première langue (Français ou Allemand selon votre région), la seconde langue nationale, l’Anglais et les Mathématiques. C’est également lors de cette session que l’étudiant est évalué sur son option spécifique ainsi que son option complémentaire. Enfin, il devra soutenir oralement son travail de recherche personnel (le fameux travail de maturité).
Format des épreuves et accès aux Hautes Écoles
L’évaluation repose sur trois piliers : les écrits, les oraux et le travail de recherche. Les examens écrits demandent de la rédaction et de la résolution de problèmes. Les oraux durent environ 15 minutes et testent l’aisance verbale de l’étudiant.
Le niveau d’exigence garanti par la Confédération assure que cette maturité permet aux personnes diplômées d’avoir les compétences requises pour intégrer les hautes écoles universitaires de leur choix, y compris les prestigieuses écoles polytechniques fédérales (comme celle de Lausanne ou de Zurich).
Notation et obtention du certificat de fin d’études
En Suisse, les notes s’échelonnent de 1 (très faible) à 6 (excellent), la note de 4 étant suffisante. Pour valider votre certificat de maturité (qui a exactement la même valeur qu’une maturité gymnasiale), la somme pondérée de toutes les notes doit atteindre un seuil précis dicté par le SEFRI, avec une tolérance très limitée pour les notes insuffisantes.
Réussir sa préparation à l’examen avec notre filière
La clé de la réussite ne réside pas seulement dans les connaissances, mais dans l’entraînement aux conditions réelles. C’est pourquoi la NCAcademy place la simulation au cœur de sa filière d’accompagnement. La préparation à l’examen inclut des tests blancs réguliers corrigés par des experts. Cela permet d’aborder les vraies sessions et de finaliser son certificat de fin d’études avec une confiance absolue.